Bonjour à tous!!
Comme promis un petit article un peu plus exotique que les autres sur notre voyage au Samoa! Une totale immersion dans la vie samoane, un choc culturel pour nous avec ses bons et ses moins bon cotés, mais une expérience à part, inoubliable!
Nous avons passé la plupart de notre temps sur l'île d'Upolu, la plus peuplée. Les îles Samoa sont assez réputées pour leurs (très) belles plages, mais c'est aussi une petite île très verte et montagneuse!
La plage de "Return to paradise"...
Lalomanu Beach, une petite plage sympa pas loin de "chez nous", pas mal de courant mais une eau à la température idéale, assez chaude pour y rentrer sans souci et assez fraiche pour vous rafraichir!!
Et pour le coté vert, voici quelques cascades, et le "mafa pass" (zone montagneuse principale) puis une rivière passant par dessus la route (ca évite de devoir faire un pont et c'est très pratique pour se rafraichir les pieds!)
Un petit coin très sympa: To sua ocean trench. Une énorme piscine naturelle remplie par l'eau de mer. A marée basse, on peut rejoindre la mer en passant sous la roche. C'est aussi un bon spot pour les sauts a sensation que mon chéri à expérimenté...
Un jardin d'enfants au samoa...
Le musée de Robert Louis Stevenson (auteur de "Dr Jekyll et Mister Hyde" et "l'île au trésor", entre autre), construit dans sa maison samoane où il a fini sa vie.
Le Bahai's temple, un batiment religieux à l'architecture très originale...
Voici une (triste) photo d'un fale du village le plus touché par le tsunami de 2009… Il se situe à 4 villages de celui où on a séjourné, les fales (=maison, prononcé falé) ont été ravagé par les 2 vagues qui sont venues rebondir sur la paroi de la montagne a quelque mètre derrière…
Beaucoup de personnes, traumatisées, ne veulent plus vivre au bord de la plage et restent donc dans les fales que l’aide internationale les a aidés à construire plus en hauteur, au milieu des plantations (coco, banane, taro…) Voici la maison samoane typique dans laquelle nous avons vécue pendant la semaine. Pas de murs, juste de piliers pour laisser la maison ouverte et laisser circuler l’air… certaines maisons ont des murs mais leur système de fenêtres fait en sorte que l’air passe. Dans la ville (Apia, la capitale), on trouve aussi des maisons fermées avec clim, pour les plus riches… Bref, revenons à notre maison de vacances toute ouverte ! La famille a trois fales (ils sont nombreux : 9 adultes et 7 enfants) et une cuisine commune (rudimentaire). Les toilettes et « douche » sont à part, pour chaque fale. Pour la nuit, les matelas sont disposés au sol avec moustiquaire suspendue au dessus pour se protéger de ces parasites ! Et quand il pleut ? Et bien c’est simple, il suffit de dérouler la bache qui se cache sous la base du toit ! Et s’il y a du vent en plus de la pluie ? Une corde dressée tout autour de la maison fait l’affaire !
Vue d'ensemble
La cuisine de plus près... avec les poules!
Depuis le tsunami, les « beach fale » sont donc laissé à l’abandon pour certain, tandis que d’autres reconstruisent à la place des ruines, dans un but touristique ! Ah oui, petite explication sur ce point : les plages appartiennent en général à des familles et l’utilisation de la plage est très souvent payante… La présence de fales, de toilettes, et parfois de bar, est une plus-value pour les propriétaires ! La famille de notre collègue est en train de construire de nouveaux fales dans un but touristique et nous avons eu l’opportunité de les aider à en construire un (la charpente du moins…) qui portera le joli nom de « Falé du bonheur ». Et oui, nous avons dorénavant notre propre maison de vacances aux Samoa dans le petit village de Sale’a’aumua ! La classe, nan ?!
La toiture vue de l'interieur, faite de bois fin et de feuille des cocotiers...!
Dans la famille personne ne travaille. Ils vivent de leurs récoltes, des animaux qu’ils élèvent sur leurs terres et de l’argent que notre amie leur envoie très régulièrement (ainsi que ses autres frères et sœurs qui ne vivent pas là-bas)… C’est un des principes Samoan, travailler dur pour donner une bonne partie de sa paie à ses parents. Dans la culture samoane, la notion de respect envers toute personne plus âgée que soit est très très forte ! La place des enfants est vraiment différente de celle qu’ils peuvent avoir chez nous. Ils doivent obéir à ce que leur disent parents, grand frères et sœurs, cousin plus âgés ou autre membre du village. Il y a une hiérarchie selon l’âge. Les enfants sont très sollicités pour toutes sortes de taches, (ménage, cuisine, ramener ce que les plus agés veulent, veiller sur les plus jeunes, récoltes…).


Les enfants de la famille et notre collègue et amie avec qui ont est partis! 
La famille qui nous hébergeait ne fonctionnait pas comme ça mais il est apparemment de « coutume »que les enfants soient les derniers à manger et doivent donc se contenter des restes. Chez nous, les grands-parents, les invités et les enfants mangent au premier service, puis les adultes au second service avec ce qui reste (ils prévoient en général assez à manger pour que tout le monde mange à sa faim…). Parlant des repas, voyez donc ce que nous avions dans nos assiettes !!
Tout au long de la semaine nous avons expérimenté la nourriture samoane, avec grand plaisir ! Première découverte : le taro (photo en haut à droite). C’est une plante qui est très utilisée dans la culture culinaire samoane. La racine est cuite puis manger telle quelle ou accompagne d’autre plat. Pour ce qui est de la texture si elle est cuite à l’eau, elle est très proche de la pomme de terre, et si elle est cuite sur la pierre (umu), l’extérieur devient craquant et rappelle la croute du pain (avec une mie très dense…). Les feuilles de taro sont également comestibles et utilisée dans divers plats. Autre découverte : le palusami (photo milieu en bas) ! Un délice !!! Mon grand coup de cœur de la semaine ! Il suffit de préparer une crème de noix de coco, ajouter du sel et des oignons et des verser la mixture dans des feuilles de taro, puis dans une autre sorte de feuille plus épaisse qui tient mieux à la cuisson. Le « raw fish » (photo milieu haut) : est une salade de poisson cru, avec des tomates, concombre coupé en petit dés. Le tout dans un lait de coco légèrement citronné et épicé… Un délice tout frais, idéal à manger quand il fait chaud !Nous avons aussi dégusté un poulet du jardin, du poisson (en beignet, poêlé…), du requin sauce curry-coco (miam !), chop suey (nouilles chinoise transparente avec corned beef et sauce), mouton épicé, riz au lait de coco, ananas de jardin, papaye, noix de coco, banane samoane (très grosse)…
Nous vous avions fait un article sur la façon de cuisiner maorie (hangi), les samoan on leur propre version de cuisson traditionnelle appelée : umu !
Pas besoin de creuser de trou, il suffit de faire chauffer des pierres disposées sur le sable (ici, dans leur cuisine) et ensuite de disposer la nourriture en couches. Au final, il y a donc des pierres chaudes, puis les racines de taro, des pierres chaudes, les palusami enveloppés dans leur feuille, le poisson entier recouvert de la même feuille épaisse que le taro. Le tout est ensuite recouvert de longues feuilles de bananier, puis de toile de jute. Temps de cuisson 1/2h a 3/4h selon la quantité…
Les noix de coco, je crois qu’il n’y a pas eu un jour sans manger ou boire de la noix de coco ! Mathieu est allé en cueillir plusieurs, séparer la noix de sa coque est une épreuve à part entière que les non habitués auront du mal à réussir. Pour ouvrir la noix, il faut un grand couteau et frapper la noix plusieurs fois d’un coup sec. Moi, je me suis amusé à en râper une avec leur siège à râper (il y a un embout cranté spécifiquement conçu pour …), les fibres contenues dans la coque sont séchées et utilisées pour fabriquer le lait de coco. Il s’en servent comme d’un linge pour essorer la chair blanche mélangée avec l’eau naturellement présente dans la noix. L’eau de coco est très rafraichissante et saine à boire…
Vous l’aurez compris, les samoans sont très proches de la nature et la nature leur rend bien, vu les merveilleux spécimens de fleurs que nous avons rencontré là-bas !
Un vrai régal pour les yeux!
Et pour finir cet article sur les Samoa, notre coup de cœur : Savai ! Il nous a fallu 2h de ferry pour atteindre l’île (La plus grosse et la plus belle des deux iles principales), la première chose frappante, c’est la couleur de l’eau lors de la traversée, un bleu d’encre assez impressionnant ! Une fois arrivés sur place, l’ile parait un peu moins sauvage qu’Upolu, bien qu’elle soit moins peuplée, moins de nids de poules, moins d’animaux traversant les routes qui sont d’ailleurs mieux entretenues, habitations qui semblent un peu mieux équipées… Mais bon, on ne peut pas vraiment généraliser car nous n’avons eu le temps de visiter que la côte est de l’île…
Ce que l’ont peu dire de cette partie d’île c’est que les plages y sont sublimes, l’ile est aussi très verte mais en partie « abimée » par les éruptions du volcan il y a des années (plusieurs entre 1905 et 1911) et qui forme maintenant un champ de lave très étendu… Nous y avons donc rencontré de très beaux paysages mais aussi des tortues !! En repartant, nous avons pu apercevoir les « blowholes » du sud de l’île. Ce sont des crevasses formées lors d’éruptions du volcan, qui provoquent des geysers lorsque les vagues s’engouffrent dedans…
Blowholes
champ de lave
J’espère que ce voyage au Samoa vous a plu, désolée pour la longueur de l’article mais ce sont des petites îles très riches en culture et nous voulions en partager le plus possible avec vous… Pour ce qui est de notre périple néo-zélandais, nous sommes repartis sur les routes donc il y aura surement d’autres articles à venir très prochainement, nous comptons profiter pleinement de nos 7 dernières semaines au pays du long nuage blanc et de vous faire partager nos dernières aventures kiwies…
A très bientôt